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8e étape: positionner l’ogive

    Les étapes du rechargement
  1. Recalibrer
  2. Enlever l’amorce percutée
  3. Vérifier la longueur de l’étuis
  4. Évaser le col
  5. Nettoyer et dégraisser
  6. Placer la nouvelle amorce
  7. Charger en poudre
  8. Placer l’ogive

Balle Wadcutter de 148 grains, soit 9,6 grammes, à base creuse.

La cerise sur le gâteau !

Le projectile par excellence pour la discipline "pistolet percussion centrale" est de type "wadcutter". Son très mauvais coefficient de pénétration dans l’air est largement compensé par une qualité importante en tir sportif: comme l’indique sa traduction littérale, la forme en "bourre coupante" de la wadcutter découpe un impact bien net sur le carton, comme le ferait un emporte-pièce.

Et puis, pour la précision à courte distance (25m), l’aérodynamisme du projectile est un facteur secondaire par rapport à la stabilité de vol. Le pire est que la balle bascule et arrive de travers en cible: compté zéro. Pour améliorer sa stabilité la balle wadcutter est généralement à base creuse et donc étiquetée, en abrégé: HBWC (Hollow Base Wad Cutter).

Il faut manipuler ces "ogives" avec soin: le plomb est un matériau malléable et si les balles sont un tant soit peu cabossées, elles perdent de leur précision.

En effet, une balle de revolver ne quitte pas seulement le canon avec une vitesse linéaire de 225m/s, les rayures lui confèrent aussi une formidable vitesse de rotation, de l’ordre de 45.000 rpm (quarante-cinq mille tours/minute), destinée à assurer sa stabilité de vol par effet gyroscopique. La plus infime variation d’équilibre des masses par rapport à l’axe central, se traduit par une perte de précision.

Nous utilisons des HBWC de 148 grains, soit 9,6 grammes, de marque Samson. Celles-ci comportent trois rainures de graissage. Le lubrifiant, en réduisant les frictions, augmente la vitesse.

Personnellement, par mesure de sécurité je combine cette dernière étape du rechargement avec la précédente: je verse la poudre et, de suite, je place la balle.

À mon humble avis, avec une presse monoposte, il y a moins de risque de double-charge en travaillant cartouche par cartouche plutôt que par lot.

Mon poste de travail est ainsi organisé: les étuis amorçés sont placés culot en haut, de sorte qu’ils ne peuvent être que vides.

Quand une charge de poudre est pesée, de la main gauche, je saisis un étuis amorcé, je le retourne, de la main droite je place l’entonnoir et je verse la poudre.

Ensuite, j'enlève l’entonnoir et je place immédiatement l’étuis sur la presse pour y recevoir la balle.

Une fois la balle en place, plus aucun risque de double-charge!

Il faut garder à l’esprit que l’on charge rarement trois ou quatre étuis mais plus généralement trois ou quatre cents et qu’une fraction de seconde d’inattention est toujours possible.

La bonne procédure est celle qui rend matériellement impossible une erreur de manipulation durant cette fraction de seconde d’inattention.

A l’intérieur de l’outil se trouve la tige-poussoir et son manchon-sertisseur

Prenez la peine de démonter l’outil, pour le dégraisser à fond et pour en comprendre le fonctionnement.

Le principe est simple: la tige centrale, le poussoir, va venir en butée et enfoncer la balle dans l’étuis.

Il existe plusieurs formes de tête de poussoir, afin de s’adapter aux différentes formes de balle (cylindro-ogivale, etc.). Celle qui nous intéresse ici est, wadcutter oblige, plate.

Les wadcutters ne doivent pas être serties et le manchon-sertisseur qui entoure le poussoir ne va ici servir qu’à guider la balle. La procédure de réglage de l’outil est donc différente.

Le sertisseur entre lui aussi en action lorsqu’il vient en butée.

La butée du sertisseur se règle en vissant l’outil sur la presse, la butée du poussoir se règle en vissant la vis qui est plaçée au dessus de l’outil.

La butée du manchon-sertisseur se règle en vissant l’outil sur la presse
Sur cet outil Hornady, le sertissage commence quand l’étuis est forcé au delà du retrécissement intérieur du manchon, visible sur cette photo

Placez un étuis sans poudre sur la griffe et abaissez le levier de la presse à fond. Prenez l’outil, placez le manchon et la tige centrale en place, positionnez le circlip qui les empêchent de tomber. Dévissez complètement la vis de réglage de l’enfoncement de la balle.

Vissez l’outil sur la presse à la main jusqu’à sentir que l’étuis atteint l’endroit où le manchon devient plus étroit, marquant le début du sertissage.

Bloquez l’outil en place à l’aide de l’écrou molleté, lui-méme étant bloqué par une petite vis BTR.

relevez le levier et enlevez l’étuis.

Serrez de quelques tours la vis qui sert à régler l’enfoncement de la balle.

Positionnez sur la griffe un étuis chargé cette fois-ci de poudre, et placez une balle.

Si l’évasement a été fait correctement, la balle doit s’enfoncer toute seule de deux ou trois millimètres dans l’étuis.On est ainsi certain, d’une part, que la balle va s’enfoncer sans faire de bavure dans l’étuis, d’autre part, qu’elle va tenir en place durant la montée.

Abaissez le levier en contrôlant visuellement que l’ogive s’engage bien dans le manchon.

La position de travail est donc importante. Personnellement, ma presse est placée sur un établi assez haut (1,05m du sol), de sorte que lorsque je suis assis, j'ai le regard à la bonne hauteur.

L’enfoncement de la balle se règle
par la vis située au dessus de l’outil.

Relevez le levier et regardez de combien la balle s’est enfoncée dans l’étuis. Vissez en conséquence la vis de réglage d’enfoncement. Procédez par petites étapes, par ¼ puis par 1/8e de tour, jusqu’à ce que l’ogive soit à la "hauteur" voulue.

Pour certains, la hauteur voulue c’est "flush" c’est à dire la balle enfoncée au ras de l’étuis, soit une longueur "hors tout" de munition finie mesurée au pied à coulisse de très exactement 29,34 mm.

Pour d’autres, c’est un "poil" plus haut.

Ce qui est sûr, c’est que l’enfoncement a des conséquences sur le volume de la chambre de combustion, donc sur la densité de chargement, donc sur la pression, donc sur la vitesse initiale, donc sur la précision.

Les tireurs au benchrest utilisent des poussoirs équipés d’un vernier qui permet de mesurer l’enfoncement de la balle au micron près. Mais, à ma connaissance, personne n'en utilise pour le rechargement des munitions d’arme de poing. Il faut donc croire que «le jeu n'en vaux pas la chandelle».

Une fois l’enfoncement de la balle réglé, selon son désir, on bloque la vis à l’aide de son écrou. Il est muni d’une rondelle en caoutchouc pour éviter le déréglage lors de l’utilisation.

L’outil est maintenant réglé et vous pouvez procéder.



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